La Fin du début

La Fin du début

Dans le cadre de Monthelon sur Mars

Une bouchère bourguignonne, un chirurgien facétieux, un rabbin plein d’histoires, une maîtresse en burn out, France Gall… À travers une galerie de personnages un peu fous et au son des chansons de Michel Berger, on rit avec Solal Bouloudnine de l’atrocité du cancer, des maladies vénériennes et cardiovasculaires, gastriques aussi, et cérébrales, de la solitude qui le ronge terriblement, de l’incommunicabilité entre les êtres, de l’enfance insouciante et naïve qui s’en est allée à jamais, viciée par les assauts du monde insurmontable, injuste et cruel.

Solal Bouloudnine avait six ans lorsque Michel Berger est mort d’une crise cardiaque, le 2 août 1992, après une partie de tennis. Il passait ses vacances à Ramatuelle, dans une maison voisine de celle du chanteur. De cette journée pas comme les autres, il a gardé en mémoire les sirènes de pompiers, les bouquets de fleurs et les larmes des fans. Il se souvient aussi que, ce jour-là, il a compris que la mort n’avait pas de pitié, qu’elle pouvait frapper n’importe qui à n’importe quel moment.

Habillé en tennisman, Solal Bouloudnine retrouve aujourd’hui sa chambre d’enfant pour conjurer ses angoisses et nous faire rire. À la manière d’un Philippe Caubère, il fait naître sur scène toutes sortes de personnages : un père chirurgien obnubilé par sa spécialité (les viscères), une mère juive envahissante, une institutrice hystérique, France Gall, Michel Berger… Le comédien joue, chante, change de voix et d’accents, se costume, se perruque… Il nous raconte des histoires sensibles, drôles, pittoresques : entre rêves et souvenirs.

Distribution

Un spectacle de Solal Bouloudnine
Texte Solal Bouloudnine et Maxime Mikolajczak avec la collaboration de Olivier Veillon
Avec Solal Bouloudnine
Mise en scène Maxime Mikolajczak et Olivier Veillon
Création lumière et son, régie générale François Duguest
Régie lumière Olivier Maignan
Musique Michel Berger