in extremis

IN EXTREMIS

Un renouveau, la fin d’une apocalypse… C’est dans cette atmosphère digne des photos de Grégory Crewdson que le spectacle commence. La fin d’une saison, d’une époque, la scène apparaît comme une architecture à reconstruire. Un espace dévasté, une zone de turbulences passées. 
De quelle(s) façon(s) un corps peut-il se mettre en danger, avoir envie de se déséquilibrer ? Par la simple présence d’un autre ? Par besoin de se définir aux autres ? Par envie de rompre l’équilibre du groupe ? Pour le plaisir ? Pourquoi avons-nous besoin de rompre l’équilibre, l’union d’un groupe, d’une société pour avancer ? Est-ce un cycle sans fin ? 
La pièce explose en pulsions et contentions en accord avec la musique, à la recherche de ce qui anime. Une trame qui se déroule entre désirs et possibilités réelles, entre fulgurance des désirs humains et surgissement des réalités. Moments d’énergie hallucinée, de quête effrénée, le spectacle jouera des désirs éclatés des interprètes avec des situations physiques extrêmes et intenses.

L’espace scénique est une structure vivante comme un incessant rappel à l’ordre. Les corps sont corps, frissonnent, trépignent, convulsent. Petit à petit quelque chose opère, un rituel naît. Une solidarité éclot, mais ne demeure pas dans les regards et les gestes de chacun. Le pouvoir, la mise en tension, le danger, l’extrême solitude ressurgissent comme une empreinte archaïque. 
Empruntant à la danse, aux arts plastiques, à la scénographie lumineuse, à la musique, l’univers artistique entraîne le public et les danseurs dans une expérience émotionnelle qui va les plonger au cœur des combats contre les normes, au cœur des revendications pour des identités libres. Il est question de défier le pouvoir sociétal, de s’extraire de l’assignation des genres, en apportant de nouveaux gestes, de nouveaux rituels poétiques qui vont nourrir notre imaginaire. 

DISTRIBUTION

Interprètes : Arthur Bernard Bazin, Juliette Jouvin, Xavi Auquer Gómez, Pierre Théoleyre, Simone Giancola, Louise Léguillon
Chorégraphe : Frédéric Cellé
Compositeur : LAAKE